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 VENT 'HOUSE.

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breitou

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MessageSujet: VENT 'HOUSE.   Mar 20 Oct - 18:10

AU THÉÂTRE CE SOIR.

Paris le 21/12/2007.

Précisions pour le lecteur.

Les mots et les phrases utilisées dans mes récits ou écrits sont du judéo-arabe.
Ils sont traduits au fur et à mesure de mes narrations.
Une vieille langue utilisée par les juifs d’Afrique du Nord et qui n’a presque plus court aujourd’hui.

Michka dans le rôle de H’lilmé.
Ischtir dans le rôle de la prise de vent fél jneb el shih. La patronne.
Breitou , maître d’œuvre.
Prise de vue Danielle.
Dialogues Albert.
Décor Michka.
Sons et lumières Michkanette.

Dans...

VENT’HOUSE.

Breitou rentre et s’adresse au public...

‘...Bonsoir, ce soir, comme presque tous les soirs, je me tord les méninges pour trouver de la matière. Abreuvez mon imaginaire de nouvelles idées afin de pouvoir inventer des délires.
Oui, le délire s’invente, se crée comme on crée une histoire drôle, juste pour en rigoler.

Il y a bien longtemps, qen ye meqen, vivait du coté de Nabeul, un bon monsieur du nom de Breitou. Sa voisine de palier, Ischtir une femme de bien, une juive bien sûre, généreuse à souhait, dar el khè tbay el left, la maison du désert qui vend des navets, tombe malade; un mauvais vent dans ses flancs.

Sur les conseils de son voisin, elle décide de guérir ses maux d’Éole, rih fél jnèb el shih, par de la médecine arabe et douce.
H’lilmè, petite patte c’est son nom traduit en français, est sa domestique depuis 15 ans, mariée à un notable juif du nom de A’âdéch, lentilles.

A eux deux, le couple faisait le plat et même que Ischtir se plaignait souvent, en disant qu’elle ne cuisinait pas les H’lalèm’S, pâtes et lentilles, parce qu’elle en était rassasiée lorsqu’elle les voyait.

Bref, une économie fort appréciable d’un met connu pour bourrer le ventre par les temps froids. Surtout lorsqu’à cette époque, on ne péter pas la graisse financièrement.

Heureusement qu’elle ne se fusse pas prénommée H’missa, (pois chiche) la bonne, sinon elle serait restée encore célibataire. On ne connaît pas de H’missou dans la région nabeulienne.

Ch’alinè, qu’importe, donc Ischtir, malade comme je ne vous le dis pas, demande à sa domestique de lui poser des ventouses...

‘...Ye H’lilmè, esdalleq louken, tre’qeb’li qemcha m’raïet... ?’ ( Oh, Petite pâte, que penses tu si tu me posais une poignée de ventouses... ? Sur mon dos... ?’
‘...Bien sûr, ye léla, ech’khass, téoue tchouf el bard yif’ssa et t’koun lébéss... !’
‘...Et comment, tu verras comment le vent partira et tu te lèveras guérie... !’)
‘...Je sens comme une tornade qui mugit dans mes flancs, je n’en peux plus... ! Rien qu’en y pensant j’en ai froid dans le dos... !’
‘...Alors teoueEEE... ? A’ândeq bard oule rih fél e’jnéb... ?’ ( Alors quoi maintenant... ?Tu as un froid ou du vent dans tes côtes... ?’)

(Au lecteur.

A l’époque les bronchites, et certains maux physiques se soignaient par des onguents, ou des préparations dites ‘arabes’ de campagne. Le rebouteur avait une grande place dans cette médecine.)

Les ventouses sorties et nettoyées de leur toile d’araignées, huit en tout sont prêtes.
La bonne H’lilma, va procéder à la pose des ventouses salvatrices et suceuses de vent mauvais.

Tout un art.

‘...Aye, hdart ye Ischtir ???
‘...Alors es tu prêtes.... ?’

Hischtir à moitié dévêtue, s’allonge sur le ventre, prête à recevoir ses petits contenants chauffés par une petite mèche introduite délicatement à l’intérieur. Avec pour mission première, d’être collées délicatement sur le dos de la patiente et cela dans le seul but d’aspirer le sale vent qui stagne dans les côtes de notre douce Ischtir.

H’lilma avec beaucoup de doigté, introduit la première petite mèche allumée dans le pot en verre, tout en prenant bien soin de ne pas brûler la chaire de l’honorable dame.

Les 8 ventouses sont posées.

H’lilma, une fois l’opération accomplie, laisse les instruments de torture faire leur oeuvre. En générale une opération qui dure pas plus de cinq minutes.

En attendant, soui’grou fi foma, saq ââla saq, (une cigarette coincée entre ses lèvres, une jambe sur l’autre) elle écoute notre grand et célèbre chanteur national Ali Riahi qui passe à la radio. Les dix minutes sont passées.

‘...Ye H’lilma, q’ââda nech’ma tgrher’ouid... !’
( Oh H’lilma, j’entends comme des grésillements.... ?’

H’lima est absorbée dans sa lecture, si plongée par son ‘...Nous deux..’ et sa musique, qu’elle n’entend pas la plainte de sa patronne.

Les ventouses chauffent tandis que L’Ischtir, toujours allongée et en mauvaise posture, sent comme du brûlé venant de son dos. Et voilà qu’une ventouse, chauffée à blanc, se détache de sa rampe de lancement, part comme une fusée et sort par la fenêtre dans un sifflement qui ressemble à un tir de missile pour atterrit sur la route NABEUL-HAMAMET causant un carambolage de charrettes à dos d’ânes.

La seconde part comme un éclair et va se loger dans le plafond emportant ce dernier et sur son passage l’antique lustre médiévale datant des Omeyyades ...Un chef d’œuvre ...H’lilma prise de panique se jette sous le lit tandis que la malheureuse Ischtir en mauvaise posture hurle ...

....‘...MEN’YOUUUUUUU’NIIIIII..... ! SauveEEEEEz moiIIIIII.. !’

La 3ième ventouse va atterrir chez l’épicier d’en face Aâm Attar, qui, par le souffle du projectile chauffé à blanc, voit sa boutique partir en couilles....SACS DE FARINE, etc....Tout son stock brûle.

‘...H’lilmEEEE.... ! C’est un vent d’alcyon ... !’ Hurle Ischtir, tjs allongée et se couvrant la tête avec un oreiller.

‘...Je t’ai dis de ne pas le faire rentrer Sion, il porte la poisse... !’ Lance H’lilmé de là où elle est...

La 5ième ventouse, part à une vitesse hallucinante, emportant elle aussi sur son passage la grande Gargoulette séculaire de la place à Nabeul. La place se trouve étêtée par son plus beau joyau en poterie.

La 6 ième prend la direction de la mer et là, tous les nabeuliens pris de panique, entendent un grand roulement sourd et muet.

La ventouse chauffée et rougie par le feu, à Mille degrés, plonge dans l’eau marine et claire. Elle soulève une vague si gigantesque que de mémoire bénit de Nabeulien, elle restera comme la plus grande BOURACHQA que la ville ait connue.

Du jamais vu dans les annales Nabeuliennes. La vague, telle un tsunami avant l’heure, emporte tout sur son passage. Une panique générale s’installe et prend nos amis par devers. Ils ne devront leur survie qu’à la vitesse de leurs sprints sur les hautes montagnes des alentours. On releva, par le suite, deux petits chiots en mauvaise posture sur le macadam, Harissa et Blanquita.

Tandis qu’Ischtir allongée sur son ventre, et surtout incapable d’arrêter ses ventouses, implore le ciel pour que tout finisse sans trop de dégâts, H’lilme en bas s’évanouie par la peur.

La 7 iém petit pot super incandescent va droit vers le ciel. C’est le premier spoutnik tunisien mis sur orbite et qui fonctionne avec mèche de coton.
Il tourne depuis et aujourd’hui encore. Il porte le nom de IschtirSpace, du nom de sa bienfaitrice.

Le 8 ième verre enfin, le dernier, fais choux blanc, fechia, à la grande satisfaction de Hishtir qui, débarrassée de ses mortelles ventouses, se rend compte que son dos ressemble à un cratère fumant.

Elle se lève péniblement mais avec courage Elle réveille la domestique complètement dans les vaps. Deux gifles ont suffi à mettre d’aplomb H’lilmé qui ne s’est rendue compte de rien.

‘..OUIIINIIIII... ? ‘ Où suis-je lance t’elle à sa patronne mal en point, mais qui réplique par un ‘...KHLAT OU DJELLET...BOURACHKAAAAA... ! El mraïet... ! KHALLITEM yesser fouq dari... !’ (C’est une catastrophe nationale, tu les as laissées trop longtemps sur mon dos tes ventouses... !)
Khemjou( Elles ont pourries)

‘...Tu vois Ischtir, nous n’en serions pas là si tu avais pris des ANTIBIOTIQUES.... !’
‘...MAIS LES ANTIBIOTIQUES, ye Bima, (âne) ce n’est pas AUTOMATIQUE... !’
‘...Oui, c’est du TMENIQ... !’

Puis s’adressant à Breitou...Son voisin...

‘...Ye’khed fiq él haq oul mqama, ye Breitou... !’ (Que la justice et sa suite te juges O Breitou ( Sous entendu que tu sois puni’) Nabeul kolla hayerta ...Yatic ...El khir !( Tu as mis Nabeul, sens dessus sens dessous... Qu’il t’arrive...Du bien !’)

Moi....

‘...Ischtir, enfin, laisses moi délirer...Tu ne vas quand même pas te fâcher... ! Et j’espère ne pas m’être mis à DOS, une honorable citoyenne nabeulienne comme toi... ! MTA NEA POLICE LES BAINS... !’

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