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 LA GHBINA...D'UNE MAMAN.

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breitou

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MessageSujet: LA GHBINA...D'UNE MAMAN.   Mar 30 Mar - 13:30

C’était il y a presque un an.

Nous passions ma femme, ma fille et ma petite fille Sharon, la semaine de Pâque à Hammamet.
Les deux premiers jours étaient exécrables puis le beau temps est apparu au troisième jour et bien sur, tous les juifs présents ont pu enfin envahir les bords de la piscine. A la recherche d’un brin de bronzage.

J’ai donc suivi et me suis installé sur un transat de telle manière à ce que le soleil absorbe un peu de mon humidité parisienne.

Un dame d’un certain âge occupait un autre transat à proximité et à son parler judéo, je devinais qu’elle était tune. Elle parlait seule, assise sur le rebord de sa grande chaise longue, se tapant par moments les genoux dénudés. Par dépit.
Sa robe étant légèrement relevée.
La tête couverte d’un foulard, elle se lamentait et tout en égrenant ses récriminations envers sa belle fille, elle essuyait de temps à autre, les bords humides de ses yeux avec un mouchoir.

J’écoutais donc et au bout d’un certain temps, je me suis assis pour tenter de comprendre son désarroi et voilà son grand souci. Je compatis à son sort.

‘…Ech’bic ye madame… ?’ Qu’est ce tu as Madame… ?’
‘…Hort, hort, chouf ye ouldi, témechi mrââ teb’yat khouétè béch ïatiou triha él ouldi… ? Aândi cen fard ouliéd, ââcol ou khedém, téoué tmé’nya chnin oue i kassi mââ mrâa zoc’tiya… ! Elle s’essuie les yeux. Bijéma cotlou gb’él mé i yaréch élié tef’lè e’di mouch nta’you, mé chmach clémi ouél lioum béch i taléc… ! Kiféch béch ââmel, âân’dou tlétè zouz tcoura ou bne’ye, e’hnè élit lit biyém, ou ciféch béch nââ’mel blé’chi bi’yem… ?
(Je suis perdue, regarde mon fils, se pourrait t’il qu’une femme envoie ses frères faire violences à mon fils… ? Je n’ai que lui, il est sage et travailleur, voilà huit ans qu’il souffre de sa vulgaire de femme…!......Pourtant, je l’ai prévenu en son temps de ne pas l’épouser, elle n’est pas faite pour lui, il n’a pas voulu m’écouter, et aujourd’hui il divorce…. ! Comment va-t-il faire, il a trois garçons et une fille et moi comment faire s ans eux… ?’)

‘….Qu’est ce qui s’est passé… ?’
‘…Rien du tout, ouehda chbouciya, ouédic ‘oma tssob él zit fouc él nar, tââla ben’ta contre ouldi… !
Nâr jem’ya, teoua sar, hadertélèm el shebét, ouldi jé ou khdé el couffa. Jét martou él meboula cat’lou
‘…Je ne veux plus du couscous de ta mère… ! Jé ouhé calla, (…C’est une provocatrice et sa maman jette de l’huile sur le feu, elle monte sa fille contre mon fils… ! Un vendredi, il y a de cela un mois, je leur prépare comme d’habitude le couscous, mon fils est venu prendre le panier. Sa femme la folle lui dit ‘……………………………………………………………. !‘Il lui répond ‘Pourquoi tu ne l’as pas dit avant, elle a préparé le shabbat pour nous comme elle le fait toutes les semaines… !’ Elle lui répond ‘…Justement,
Depuis qu’elle nous le prépare, j’ai l’impression que tout tourne à l’envers… !’ Ou darbét él couffa eli fi yé’dou… !’( Elle donne un coup de pied au couffin.. !) Il a ramassé ce qui s’est étalé par terre, et il est revenu à la maison, oujou cif él bekherra… ! Jit é’nè cot’lou ( Son visage est couleur soufre) Je suis venu lui dire… !)‘…Ye ouldi ce n’est pas grave, hatte ââdébi mche fél ahram, ( Même si mes efforts ont été vains… !) ne fait pas d’histoires avec elle. Il est reparti chez lui. Et elle n’a rien fait pour le shabath. Donc, ils sont restés sans manger, elle et ses enfants. Chââ’lina. ( Qu’importe) Le samedi matin, elle lui dit ‘…Ta mère est une ensorceleuse, il lui répond ‘…Tu devrais plutôt regarder chez les tiens… !’ Ou camet dariba mé’binetém. Mél ghadoua nar had, él arba khouét mta’ya jéouw ou ââtew triha él ouldi. Choué én hélé el beb, ou tchouf oudli, collou dmoum, khech’mou mcessar, âïnou mfe’tra, yeb’ci cif louliéd, hassilou hal’tou hlila. Eh’celli él fatouét. E’déc nââr ouél lioum nâr. Ouldi teoué jé yoch’con bahdéye.
Ouénè teoué mhai’ra ââli, dabart ââli béch i telac. Vous vous imaginez monsieur, ils auraient pu tuer mon fils unique, nemchi kobarra ââli.
(Une nouvelle dispute prend forme. Le lendemain dimanche, lses quatre frères viennent et donne une raclée à mon fils. J’ouvre la porte, et je vois mon fils en sang, son nez cassé et un œil au beurre noir, il pleurait de douleurs, son état était désastreux. Il me narre les faits. Et depuis ce jour, mon fils ré-habite chez moi… ! Et me voilà soucieuse, je lui ai conseillé de divorce……Que je parte en sacrifice pour lui… !)

‘…Il n’a pas déposé plainte contre eux… ?’

‘…Qui eux, ces frères, des gens bas et vulgaires, loucen yech’qi biyém ( S’il porte plainte) alors là c’en est fini de mon fils… !’ Je ne sais plus quoi faire. Et lui, ca fait des mois qu’elle refuse de lui laisser voir ses enfants.
Il va comme un voleur devant la yechiva (école talmudique) surprendre ses enfants. E’de mouch batél, ye ouldi… ?’ (Ce n’est pas de l’injustice ça… !) Je lui proposé de venir avec moi pour se reposer ici, il me dit ‘…Et mes enfants… ?’

Ainsi bronzent au soleil ‘les ghbinét’, les chagrins, de ces vieilles mamans, qui en mariant leurs progénitures pensent avoir enfin trouvées le repos, déchirées entre l’amour qu’elles portent à leurs enfants et petits-enfants et des belles filles indignes, disons le de Merde.
Et il y en a beaucoup trop. Et à tous les âges.
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