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 UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.

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breitou

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MessageSujet: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Lun 8 Mar - 20:45

8 MARS 2010.
Une JOURNÉE BIEN PARTICULIÈRE.
BRITH MILAH PAR ALBERT.

Ce matin, premier lundi de la semaine, jour de l’ouverture des sepharims, est un jour un peu spécial pour moi. Levé depuis 6 heures du mat, j’ai fui mon lit pour aller au salon.
J’entends, par la porte fenêtre de mon salon le gros camion qui vide les bacs à ordures. Il fait encore nuit et pour moi il fait déjà jour.

C’est un jour un peu spécial. Je suis sans trac, je reste zen. Du moins jusqu’à midi.
Un midi bien particulier puisque je vais remplir un rôle pour la troisième fois de ma vie.
Une mission sacrée dictée par la loi de Moise. SANDAK. Je vais être celui qui pendant quelques minutes, assis et revêtu de mon taleth, va tenir mon second petit fils dans mes bras. Lui tenir ses petits jambes frêles afin que le MOHEL accomplisse la plus grande Mistswa que la torah nous a ordonné de faire, la BRITH MILAH, la circoncision, l’alliance de tout mâle né juif avec D ieu.
Le huitième jour réglementaire est arrivé. Donc, je vais me préparer pour remplir cette fonction.
Ma femme s’est levé aussi une demi plus tard et avec gestes précis, elle a tiré mon beau costume de l’armoire. Ma chemise est accrochée au dossier d’une chaise et ma cravate nouée attend gentiment qu’elle vienne m’enserrer le cou.
C’est un jour un peu spécial, une matinée qui n’arrive pas souvent mais elle est là aujourd’hui.
Aujourd’hui, on m’a élu SANDAK par la volonté de mon gendre, inspiré par D ieu.
Une tache qui m’honore d’autant plus que le bébé porte mon nom. Donc, je vais assister à la BRITH de mon petit fils qui porte mon nom. Un peu comme s’il était mien. I
C’est un moment un peu spécial. Un moment pas comme les autres qui me rempli de joie.
Une joie douce, flottant au dessus de ma tête comme un halo, comme l’halo du SAINT POLICIER.

C’est des minutes un peu spéciales qui prennent toutes leur dimensions parce que les minutes d’après seront communes. Alors, ces minutes spéciales je vais les vivre avec mesure et surtout les apprécier. J’ignore quand j’en aurai d’autres mais je profite de celles là, bien présentes en attendant par la grâce d’ Achem, d’autres pour le futur.
Si d’ici là, le contrat de la vie me donne l’opportunité de remplir un autre rôle.

Il est 9 heures 55 et ma femme m’ordonne de me costumer. Tout est sur le lit.
Tout en m’habillant je mets la vidéo de Raoul Journo, ye mtââr. Histoire de mettre de l’ambiance.

Avant dans notre pays, les femmes encombrées la chambre de la nefcha, une feuille spéciale avec des versets de la torah, la feuille de la brith était accrochée au dessus du lit. Aujourd’hui, finie la tradition, la maman et le mari arrivent en voiture, le bébé dans son landau.

Ma femme, une vraie pin up s’habille, je profite pour lui faire une gentilles remarque que je ne vous dévoilerai pas, pas même en rêve. Je suis prêt et elle n’est pas encore prête. Je maitrise mon impatience sinon dariba. ‘…Mes chaussures, elles sont où… ?’ Même ca tu ne peux pas te baisser pour les prendre… !’ Je suis heureux, c’est la première remarque de la journée. En tant que SANDAK, je me la ferme mais je note pour dans …..dix ans. Si je me rappelle l’incident des chaussures.

Enfin, 10 heures 30. Arrive ma belle sœur en voiture, elle ne connait pas le trajet.
10 heures 45, elle klaxonne, elle est là, et nous voilà partis. Tica Tica. Vers Yerres. Pas demain.
Nous arrivons au lieu dit LA GRANGE DES BOIS. Un immense parking. On pénètre et là, plusieurs bâtiments se découvrent à nos yeux. Plutôt plusieurs maisons en bois.
Un froid vif malgrès un soleil éclatant, nous surprend dans ce coin de la campagne.
Mais la chaleur était dans nos cœurs.
La syna est là, toute la structure est en bois et ma première réaction est de dire ‘…Elle ressemble à la petite maison de la prairie… !’ J’avais vu juste puisque les invités ont eu la même impression.



L’ISBA SYNA.

Plusieurs portes s’ouvrent à nous. Nous qui sommes les premiers, un demi tour du pâtée en bois et enfin nous poussons la porte de la syna. Le personnel s’affaire et la maitresse des lieux, la femme du traiteur, met la dernière touche sur le buffet.
Je fais le tour du buffet, tout est abondant, j’en ai pour mon fric.



le buffet 1.



BUFFET 2.

Un rapide coup d’œil me présente l’intérieur de la syna. Très coquette et elle vous donne l’envie de prier du soir au matin. Voici un plan parce que comme par hasard mon appareil photo m’indique qu’il n’a plus de mémoire i tayeh sadou amin.


la syna 1.


Les premiers invités arrivent ma mère HAYE, ma sœur et son mari.
D’autres suivent pas très loin, la famille de ma femme.

Un quart d’heure plus tard, arrive la grande voiture blanche des parents avec leurs enfants.



RAPHAEL RODOLPHE ET VALERIE SIMEONI DESVIGNES LES PARENTS DU NOUVEAU NE.

Le petit est dans sa poussette bien emmitouflé. Tout le monde rentre dans la salle.



MAMAN ET SON ARRIERE PETITS FILS EMMANUEL.


J’en profite pour cadrer maman et son arrière petit fils, légèrement surpris d’apprendre qu’il a une arrière grand-mère, Emmanuel, lui dit ‘…Mais tu es qui toi… ? ‘Moi, je suis la maman de ton papi… !’. Les présentations sont faites avec qqs remarques, du genre ‘…C’est normal qu’il ne me connaisse pas, tu me l’as jamais apporté à la maison, je t’ai élevé toi le grand avec respect et pour respecter ta maman en lui apportant mes arrières- petits enfants… ! NON… !
Tout cela devant mes enfants et mon gendre. J’ai noté les remarques et j’en reparlerai au paradis avec elle. En bon fils respectueux, je ne dis rien, je suis SANDAK. Un sandak qui a payè sa place réservè avec une joie immense. In yabboiu él flouss bahda el ahfidat… ! A quoi serve l’argent devant les petits enfants… !’
Je suis sur des charbons ardents, je ne vois pas le couple Meyer. Je sors et ressort plusieurs fois alors que tous les invités sont là dans la syna.
Enfin, je vois mon ami et sa femme apparaitre. Là mon angoisse disparait. S’évanouit mais mon ami…
Bon, je ne dis rien, est là bien là. Sans lui j’aurai reporté la brith ….pour ne heure plus tard.
Il sera celui qui va immortaliser toute l’opération brit milah. Mais il faudra attendre un peu, parce qu’il doit les développer. Rassuré, Meyer et moi allons prendre place devant la téba. Le rabbin et là et le Moel est prête depuis MIDI
Et voilà que je crois deviner la venue de MAMILI et son Jules. Là, je sautille de joie mais hélas, en se rapprochant, le couple se transforme, c’est ma belle-mère Rachel et son fils. Rada kbira.

Je rentre vite dans la syna.
Mais là, je ne peux continuer à raconter parce qu’il manque les photos que j’attends.
Donc, le reste pour très bientôt.

Le prénom de mon petit fils… ????

GABRIEL-DAVID SIMEONI DESVIGNES.
Il porte le prénom de mon père.


Dernière édition par breitou le Jeu 11 Mar - 9:39, édité 2 fois
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Mamili

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Lun 8 Mar - 21:09

Mabroukkkkkkkkkkkkkk pour les prénoms !!!le top!






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titrite

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Lun 8 Mar - 21:26

you you you you mabrouk mashoud lakhtana ou smiya.tbarek 3alihoum ou rabbi ihdihoum ya si breitou.


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breitou

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Lun 8 Mar - 21:50

MERCI TITRITE MERCI...RABI I KHELIC LIEM. AMIN.


SANDAK.

Des idées, il en a mon gendre Raphael.
Il m’a déjà surpris une première fois.

Son petit est né Abraham DESVIGNES.
Puis, la seconde fois.
Il a accolé Siméoni à son prénom.

Quelques années plus tard.
Il me souffle le mot SANDAK.
Un titre honorifique sans dahk.
Je l’ai pris au sérieux.
Pour une fois sans tménic.

J’étais celui qui, sur la chaise haute assit
A prit le bébé dans mes bras comme la vie.
J’étais celui qui surplombait le visage du petit.
J’étais selon la halakha, en communion avec D ieu.
Dans le recueillement, j’ai profité de la belle occasion
Pour bénir gratuitement mes proches avec talent.

J’ai entendu son père le nommer.
GABRIEL-DAVID.
Il porte donc le prénom disparu de mon père.
Me voilà donc avec une très belle paire.
Mon prénom et celui de mon défunt papa.
Emmanuel Abraham et Gabriel-David.

Puis, j’ai vu le petit sang jaillir sur le coton blanc.
J’ai entendu le petit pleurer pas trop longtemps.

J’étais assis sur le trône, en liaison directe avec D ieu.
Et j’ai pu bénir, par la suite, connus et inconnus.
Je me suis levé léger et heureux ému,
D’avoir accompli le rôle du

SANDAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAK./////….

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suzanne

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Mer 10 Mar - 21:12

oh albert, avec toi on assiste en direct a tous tes
evenements.
c'est une merveille de lire ta chere maman louise
qui me tue de rire, je la trouve elegante e douce.

que Dieu continue a vous gater en vous donnant
que des naissances et que tu sois toujours emu.

tres jolies les photos de la syna, c'est a charenton non?

mazal tov mon cher ami, et longue vie au nouveau-né.


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breitou

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Jeu 11 Mar - 0:04

UNE JOURNÉE BIEN PARTICULIÈRE.
SANDAK II

La syna est prête à nous accueillir.

Une centaine de convives, hommes et femmes prennent possession des chaises alors que le Moel est fin prêt. Il discute avec le rabbin.
Je prends ma place au premier range en compagnie de mon ami Meyer, mon photographe attitré.
Sans lui ces images ne seraient pas là.

Le rabbin commence sa litanie sous les yeux de l’assistance qui écoute les prières.
Il conclut son oraison par des refrains de son crû, bien de chez nous toute et forts sympathiques. Certains des convives accompagnent sa mélopée alors qu’il tambourine sur la téba.
Le bébé est dans la salle, sans son landau. Sa maman est prés de lui.
Le Moel fait enfin signe de présenter le bébé. Son papa l’amène et le remet à mon beau frère,

alors que je suis déjà assis sur le Trône. Vêtu de mon taleth. J’attends la passation.

Mon bof me remet le futur circoncis.









Le Moel place un petit tabouret sous mes pieds afin que la hauteur, avant la Milah, lui soit favorable.
Il cale le bébé entre mes bras tout en m’ordonnant de serrer les genoux.

Il ajuste le bébé sur son coussin et le voilà préparer les instruments.

Le bébé est donc dans mes bras. J’écarte légèrement ses petites jambes tandis que le Moel lui soulève son tulle blanc.
A cet instant précis, je suis coupé du monde.
Je suis concentré. Je suis avec lui.

Je n’entends plus rien. Aucune rumeur ne vient perturber mes oreilles.

Je suis rentré dans un autre univers. Il se produit comme une alchimie en moi, un surplus d’adrénaline qui monte.
Les rabbanims parlent d’une alliance entre D ieu, moi et le bébé à ce moment d’avant quelques minutes de la Milah.

Son papa souffle le prénom du petit bébé sans prénom pendant 8 jours, pour annoncer GABRIEL-DAVID au rabbin qui lui va le dévoiler à l’assistance.
Ceux qui sont passés par là ont eu surement la même impression. La même émotion.

Une communion d’esprit qui va crescendo. Mon regard est sur le bébé, et le sien est sur moi.

Nous sommes tous les deux associés dans ce même regard. Le moment est très important et par instinct le bébé regarde vers le Moel. Le Moel marmonne ses prières alors que ses mains habiles vont trifouiller en profondeur la chaire du petit. Le prépuce est visible alors que le petit gland est retenu à l’intérieur de la verge. D’un coup sec, net et tranchant, il coupe le surplus le prépuce et là apparait le gland du petit. Une giclée de sang presque violette vient salir ses doigts.

L’ultime opération est la succion du gland. Le Moel, toujours avec une grande maitrise va, en qqs secondes, happer ce dernier pour le désinfecter par sa bouche remplie de Boukha.
Il rejettera cette gorgée d’eau de vie polluée de sang dans un sceau d’eau. Le prépuce sera enterré au moment même dans un petit bac à sable, jusqu’à pourrissement.
Un bout de tissu imbibé d’eau de fleur d’oranger apaisera tant soit peu sa douleur durant toute l’opération.

Je détourne ma tête pour voir au fond de la salle sa maman. Je hoche la tête et par ce signe, je lui fais comprendre, alors qu’elle pleure, que c’est fait. Son fils est circoncis selon la loi de Moise.
La Milah vient de s’achever sous les youyous d’usage se font entendre dans la salle sous les pleurs du petit.
Qqs minutes plus tard, Gabriel-David sera donné à sa maman toute émue.

Je suis encore assis sur la haute chaise pour bénir qqs convives qui se présentent à moi.
Je me sens pendant ces minutes de réconfort comme un SAINT à qui on vient demander une grâce.
Car parait t’il d’après nos rabbanims, je suis blanc, vierge de tous péchés.

Jusqu’à quand… ?
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scarlett

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Jeu 11 Mar - 0:36

si dieu veut, que vous soyez ----sandak III------ et plus.....amen


on aime vous voir heureux breitou............
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Jeu 11 Mar - 1:38

Mazel tov Bret robbi y fouegek, inshallah darek meliana bel e froukh !

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breitou

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Dim 14 Mar - 15:42

SANDAK.III


Toutes ces émotions en si peu de minutes m’ont données faim.

Après avoir béni certains convives, léger comme une plume, je suis les invités impatients d’aller se restaurer.

Ma vieille maman est là, je la prends par le bras et d’un pas lent, je lui indique sa table.

‘...Tu es où toi… ?’
‘…Je suis là maman pas loin de toi… !’

Elle s’assoit prés de sa fille et son gendre mais pas pour longtemps.

Dix minutes plus tard, elle ramène sa chaise à ma table en la trainant et la voilà installée genoux serré contre le mien. Je la regarde et par ce regard lui fait comprendre qu’elle ne changera jamais.

En guise de réponse, elle me prend la tête et m’embrasse avec effusion…Elle me béni.

‘…J’espère assister à son mariage… !’ Qu’elle me dit, soit dans je ne sais pas quand et cela revient à dire, en calculant serré, qu’elle aura 120 ans. Puisque 90 ans sonnent à sa porte.

Je lui réponds surement au vu de son état déglinguant mais vous savez les vieux, ils espèrent toujours et ce qui est étonnant, ils ont la foi dans la vie. Et surtout ils ne désespèrent jamais de voir et toujours voir et d’assister aux événements, aux fêtes, reste à savoir si nous, nous sommes encore là.

C’est fantastique, cette soif chez les vieux, de toujours croire en vie, de jouir de la vie.

Lorsque j’entends des adultes dans la force de l’âge dire j’en ai marre de la vie, les vieux disent

‘..J’aime la vie… !’ Et lorsque je fais savoir à maman qu’il faut aussi penser à nous, car D ieu ne donne pas souvent la même durée de vie aux uns et aux autres, elle répond ‘…Vous vivrez APRES MOI dans le bonheur et la joie… !’
La tristesse chez ces vieilles personnes ne s’accommode pas avec leur tempérament. Et souvent la solitude dans laquelle ils ou elles vivent nous rend coupables aux yeux du divin.
Cette conviction et cette assurance font d’eux et d’elles, ces vieux papas, papis, vieilles mamans et mamies, le symbole de l’assurance dans la continuité de la vie pour leurs enfants et petits enfants.

On ne peut que s’en féliciter car une maman qui souhaite de profiter de la vie au maximum et une maman qui croit absolument au bien de sa progéniture. Elle donne à la vie, toutes ses lettres de noblesse. Et que le mot APRES MOI est une forme de générosité qui bouscule les règles de l’égoïsme.
Assise, elle fixe ses petits yeux sur moi, ces petits yeux qui rétrécissent à mesure que l’âge prend le dessus. Elle boit mes paroles et rit lorsque je ris. Je suis son héros du jour, un piètre héros d’un jour, d’un moment, d’une poignée de secondes. De temps à autres, elle prend ma main, la caresse et me dit ‘…Je me souviens lorsque tu étais petit… !’ Me voilà à présent faire un retour en retour, un bond de 65 ans. ‘…Tu étais maigrichon, et le Moel hésitait à faire ta Brith Milah…!’ Circoncision.
Quelques jours plus tard, juste après ma Milah, j’étais anémié et maman a du m’offrir de son sang. Qqs centilitres, qui m’ont permis de tenir le coup. Ces qqs centilitres, une dette qu’elle me rappelle bien souvent encore aujourd’hui. Une dette qui prend l’aspect d’un chantage et que je porte dans mes veines comme la toison d’Hercule.

Je me dirige vers le buffet et lui apporte son plat de sucreries et autres petits salés.
Et à chaque fois une bénédiction douce, sucrée et parfois amères comme cette remarque

‘..Tu n’aurais pas pu parler de moi, faire un discours… ! Moi qui t’es rapiécée tes culottes… !’

Le morceau de mandarine que je mâchais dans mon palais a prit soudain le gout de l’orange amère.
Mais bon c’est ma vieille maman au gout salé.

Arrive le moment de partir et là, je la vois se lever, se diriger vers le buffet.

Un morceau de papier alu dans les mains, je la surprends entrain de se préparer un petit paquet de gâteaux orientaux. Gestes dont j’ai horreur. Je le lui dis. Elle se fâche et regagne sa place.
Elle laisse la chose sur le buffet. Mais, alors que j’ai le dos tourné, elle se re-prépare un autre paquet de gâteries, je laisse faire, et là elle engouffre le tout dans son sac, ni vu ni connu, elle reprend son sourire, en signe de victoire alors que j’abandonne la partie, tout cela pour vous dire qu’une vieille maman n’abandonne jamais une idée préconçue et sucrée qu’elle a dans la tête.
R.M.
Albert.





Dernière édition par breitou le Dim 14 Mar - 16:59, édité 1 fois
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Mamili

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Dim 14 Mar - 16:17

Purééééééééee !!!tu n'aurais pas pû devancer son geste ????????et demander ( au traiteur qui va tout jeter aprés) de lui préparer un doggy bag pour la semaine!!!!!


Madame Haye !!jvous jure aucune reconnaissance votre fils !!!!ex anémié !!!
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breitou

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Dim 14 Mar - 16:25

Euchkeut enti.
Laisse moi faire.
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lola

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Dim 14 Mar - 16:52

Breitou
je viens de relire encore une fois vos ecris sur cette ceremonie et sa preparation les evenements
de cette journee magnifique,la presentation de votre chere maman et ce petit
si precieux dans vos bras et votre emotion et fierte
LE SANDAK
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breitou

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Mar 16 Mar - 18:32

J’ai repris ma route.
Au volant de ma BM.
Comme BIM*(âne)
Avec ses ornières,
Je roule.

Je roule vers ‘mon nouvel étoile’
Qui brille depuis 10 jours dans mes yeux.
Et j’accélère pour le surprendre dans son réveil.

Je roule, j’arrive, je pousse la porte de son nid.
Il est là, dans les bras de sa maman.
Elle sourit et me le donne et moi
Je fonds sous mes émois.

Je fonds comme glace au soleil
De Juin. Ce n’est jamais pareil
Ces gestes et sourires d’petit-enfant,
Mais fort ressemblant toi l’untel,
A ceux d’ Emmanuel ou d’la Rachel.
Mon hippocampe* s’en souvient encore
Et tout recommence.

J'ai repris la rouUUte
Et m'en suis retourné
Vers mon chez moi,
Pleins d'images dans ma cassette.




*L'hippocampe est une structure paire, qui auparavant faisait partie du cortex ; appartenant au système limbique(groupement de cellules cérébrales qui contrôlent les émotions), et située à la face interne du lobe temporal au-dessus de la cinquième circonvolution(replis du cortex) temporale. Il se compose: du subiculum, de la corne d'Ammon et de la substance grise du gyrus denté. Il joue un rôle important dans la mémoire déclarative , la navigation spatiale et l'orientation dans l'espace grâce notamment aux cellules de lieu et aux "grid cells". L'hippocampe est aussi connu pour son activité de neurogenèse [1].
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breitou

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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   Dim 21 Mar - 12:16

Hebergement gratuit d image et photo



Nous sommes prêts.
Oui prêts, ma femme et moi.
Ma fille Doris et enfants
Sommes prêts pour prendre la route.
Grand privilège en ce matin de bonheur.

Un rendez vous important
Qui n’est pas d’affaire.
Le Dimanche, les affaires ne se font pas.
Mais certaines visites elles, n’attendent pas.

J’ai enfile mes chaussettes,
Changé mon jean poussiéreux.
Ma chemise d’hier a prit le chemin de la machine.
Une autre bien pliée attend impatiente
De revêtir mon auguste corps presque délabré.

Un coup de spray d’eau sauvage
Asperge mon visage en forme d'œuf.
Je sens la fleur des champs.

Nous allons sortir, dans quelques minutes
Prendre la route qui mène au second roi.
Un roi si petit, si fragile régnant à présent dans nos cœurs.
Nous n’avons pas encore entendus sa voix, encore moins ses pleurs.
Il se veut digne, presque hautain dans les bras de sa maman.

Il y aura d’abord Emmanuel,
Il va glisser des escaliers en bois
Et venir nous embrasser.
Sa sœur va suivre, mais elle
Ne viendra pas dans mes bras, elle m’évite.
Pourtant je ne lui ai rien fait alors ma femme rit.
Elle rit parce qu’elle a ses faveurs,
Les miennes ne comptent pas.

J’ai les faveurs du grand garçon.
Celui qui porte mon prénom.
J’aurai celui du second petit
Qui porte celui de mon père.

Dans une heure ou deux,
Je serai au volant de ma limousine.
Ma femme sera à mes cotés.

Tout en surveillant ma perspective
Je lorgnerai sur mon rétroviseur.
Il me rappelle le beau chemin parcouru depuis.

Papa, papi, papou....
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MessageSujet: Re: UNE JOURNEE BIEN PARTICULIERE.   

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